Maryse Parent

Les adhérents à la charte : « La DIANA s’engage pour un tourisme durable » ont entrepris avec pelles et râteaux le nettoiement d’un emplacement situé sur la route de Ramena d’où l’on aperçoit Nosy Lonjo, une île de la baie de Diego qui a la forme conique des pains de sucre traditionnels. Cette action communautaire qui s’inscrit dans les engagements auxquels ont souscrit les adhérents à la charte s’est déroulée le 2 juin 2015 dans le cadre de la Journée mondiale pour un tourisme responsable et respectueux.

Ce point de vue sur le Pain de Sucre (Nosy Lonjo) est fréquenté par les visiteurs de la Grande île  qui s’y arrêtent pour photographier cet îlot rocheux d’origine volcanique, lieu sacré et emblème du nord de Madagascar. L’emplacement du point de vue appartient à la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS). Laissé à l’abandon depuis plusieurs années, il a servi de décharge sauvage à des individus et à des entreprises de la place. Des déchets malodorants de toutes natures en provenance de cette décharge finissent par polluer les eaux de la Baie de Diego Suarez située en contrebas. Un tractopelle a dégagé ordures et déchets en les poussant en contrebas de la colline. Cette intervention toutefois n’a servi qu’à les soustraire à la vue et certains passants auraient préféré qu’ils soient acheminés à la décharge municipale de la CUDS.

Des mesures ont toutefois été prises pour éviter le retour d’une décharge sauvage sur cet emplacement: un panneau de l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS), qui incite à maintenir la propreté de l’emplacement, vient d’y être dressé. D’autres mesures sont prévues: installation de bancs et plantation d’une haie verte et de quelques arbres.

C’est le 22 mai que l’on célèbre depuis 13 ans la Journée Internationale de la Biodiversité, une initiative de la Convention sur la Diversité Biologique. La vedette de l’année dernière était la biodiversité insulaire. Le Conservatoire du littoral français avait profité de l’occasion pour lancer l’opération « Célébrons les îles ! ». Des initiatives locales, couronnées de succès, ont alors marqué l’événement sur plusieurs îles, allant de la Méditerranée à l’océan Pacifique.

Madagascar vient de rejoindre les rangs de cette opération. Le vendredi 22 mai 2015, les enfants de l’école primaire d’Ankorirakakely, un village des environs de Diego Suarez, ont eu l’opportunité de découvrir les secrets de la mangrove qui borde leur village. L’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez et le Conseil départemental du Finistère ont sponsorisé cette initiative. Charles Virlogeux et Detlef Parat, respectivement volontaire et stagiaire de l’ONG Azimut ont prêté main forte à l’organisation de l’événement et ont assuré l’encadrement des activités tout au long de la journée. Les élèves d’Ankorirakakely ont été sensibilisés, en classe puis au sein de la mangrove, à l’importance écologique et économique de cet écosystème fragile ainsi qu’à son fonctionnement. La journée a été ponctuée par une session « dessines-moi ta mangrove » et par l’évaluation des connaissances acquises grâce à un jeu du style « Questions pour un champion ».

Les 10e Rencontres du film court de Madagascar ont été marquées en province par l’organisation de laboratoires Kino, appelés Ti’Kino Gasy, au sein du réseau des Alliances françaises de la Grande île. Les objectifs visés  étaient de présenter la production cinématographique malgache au public de province et d’accueillir des groupes de participants dont chacun puisse réaliser un court-métrage. En 3 jours, le film doit être tourné, monté et prêt à diffuser.

La devise de Kino, un mouvement cinématographique québécois, est : « Faire bien avec rien, faire mieux avec peu, et le faire maintenant ». Ce mouvement est né au Québec en 1999 et compte à ce jour plus de soixante cellules actives dans le monde.

La majorité des participants à l’atelier Ti’Kino Gasy de l’Alliance française de Diego Suarez était des étudiants en génie des télécommunications et des réseaux de l’Institut supérieur de technologie d’Antsiranana. Marika Hallé Perry et Detlef Parat, tous deux stagiaires Azimut, ont répondu à l’appel de l’AF de Diego Suarez durant les 3 journées d’atelier qui se sont déroulées du 15 au 17 avril 2015.

Marika témoigne de son expérience : « J’effectue actuellement un stage chez Azimut sur la dynamisation de l’éducation civique au sein du programme d’enseignement des écoles de la Commune urbaine de Diego Suarez. J’ai été amenée à effectuer un diagnostic de la situation de l’enseignement de cette matière au sein des établissements scolaires publics de la ville. J’ai pu acquérir une meilleure compréhension des problèmes de société que rencontre la jeunesse diégolaise. Cette expérience m’a donné  l’opportunité de partager des idées de scénario avec les équipes de tournage à propos d’une des préoccupations des jeunes malgaches : la délinquance. Notre équipe de kinoïtes a réalisé un court-métrage mettant en scène un jeune malgache tiraillé entre le bien et le mal alors qu’il est sollicité pour adhérer à un gang de rue de la place ».

Detlef ajoute : « J’ai découvert  de nouveaux outils de communication qui me seront utiles dans la poursuite de mon stage chez Azimut où j’élabore un programme de sensibilisation à l’environnement pour les élèves du primaire de Diego-Suarez en collaboration avec le Jardin Tropical. »

Pour  permettre aux jeunes malgaches de visionner et de partager leurs courts-métrages avec le grand public de Diego, l’Alliance française  et le Jardin tropical ont présenté deux projections des courts-métrages réalisés par les Kinoïstes : une première  dans la salle de spectacle de l’Alliance Française et une seconde en plein air sur le site du Jardin tropical.

Ces courts-métrages ont également été projetés le vendredi 24 avril 2015 sur le parvis de l’Hôtel de ville de la capitale Antananarivo lors de la 10e édition des Rencontres du film court de Madagascar.

L’ONG Azimut compte parmi les adhérents à la nouvelle charte « La DIANA s’engage pour un tourisme durable ».

C’est Monsieur Richard Bohan, consultant en tourisme durable qui est l’auteur de cette charte qu’il a contribué à implanter dans la région. Il a consacré le mois de mars 2015 à expliquer sa démarche auprès de plusieurs opérateurs touristiques des villes phares de la région. Les 41 adhérents à la charte se sont vu attribuer quelques bonnes pratiques à prioriser au cours des six prochains mois.

Azimut s’est engagée : (1) à consommer du « Charbon vert » (charbon issu des plantations d’eucalyptus) et à sensibiliser son personnel à sa consommation; (2) à s’impliquer dans la lutte contre l’exploitation des mineurs; et (3) à mener une enquête d’opinion auprès de ses hôtes quant à la qualité des prestations touristiques fournies et d’en partager les données avec l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez. Azimut participera avec les autres adhérents de la charte aux journées de ramassage des déchets organisées par la commission de suivi.

Richard Bohan est ravi des premiers résultats : « Il y a eu un véritable engouement pour ce projet de charte qui est encadré par l’Office de Tourisme de Diego Suarez, soutenu par l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et appuyé par la GIZ (coopération allemande) et par le Conseil Départemental du Finistère.

La diversité des adhérents à la charte en fait l’une de ses forces. Parmi les adhérents on retrouve des associations, des centres de soins, des centres sportifs et de loisirs, des hôtels, des parcs nationaux, des ONG comme Azimut, des restaurants, des tours opérateurs…

La charte « La DIANA s’engage pour un tourisme durable » a été développée à l’image de la charte « Nosy Be s’engage pour un tourisme durable » mise en place en 2011 dans l’île aux parfums. Le label « Tourisme Durable à Madagascar » servira éventuellement de modèle à l’ONTM pour la mise en place d’une charte nationale.

Il s’avère difficile pour les étudiants du Pr. Totomarovario, chef du département d’études anglo-américaines à l’Université d’Antsiranana, de trouver un stage professionnalisant dans la région DIANA étant donné le peu d’offres et la compétition pour la recherche de stages avec les étudiants d’autres établissements tels que l’Institut supérieur de technologie d’Antsiranana ou l’Institut supérieur en administration d’entreprises.

Dans le but d’aider ses étudiants à se démarquer de ceux des autres établissements, le Pr. Totomarovario a monté un programme de volontariat à l’Université d’Antsiranana en février 2015 avec l’appui technique de Kim Wilson, volontaire du Corps de la Paix à Diego Suarez. L’objectif visé : donner une opportunité unique aux étudiants de pratiquer une profession tout en leur inculquant la notion de civisme et de volontariat.

Les étudiants inscrits au programme d’études anglo-américaines suivent 4 années de formation en langue anglaise et une formation professionnelle complémentaire en tourisme, en informatique, en commerce ou en enseignement. Le Pr. Totomarovario explique : « Il est important pour nos élèves de pouvoir mettre en pratique leur apprentissage au sein d’une profession où il y a de la demande sur le marché du travail. Dans le cadre du programme de volontariat mis en place, nos étudiants peuvent intervenir dans divers secteurs tels que l’art et la culture, l’éducation, les services sociaux, l’environnement, la santé, le tourisme, le sport et les loisirs.»

Kim Wilson, qui s’est chargée du suivi des élèves en stage de volontariat a déjà reçu un retour positif des établissements hôtes. Ces derniers ont noté une différence notable dans la qualité des prestations fournies par les stagiaires qui ont reçu une formation préalable au volontariat et les étudiants des autres d’établissements.

Azimut accueille depuis la mi-février, quatre stagiaires issus de ce programme qui appuient le projet de dynamisation de l’enseignement de l’éducation civique au sein des écoles primaires et secondaires de la Commune Urbaine de Diego Suarez. Il s’agit de Mesdemoiselles Sabrina Marizafy, Zara Zaramasy et Hèrgonia Jolie Rabevita et de Monsieur Algatin Gualbert Razafintsadahy.

Pour en apprendre d’avantage sur ce programme, contactez le professeur Alex Totomarovario : marovalex.02@gmail.com.

Le premier congrès Congrès mondial sur les baleines à bosses connu aussi sous sa dénomination anglaise Humpback Whale World Congress (HWWC 2015) se tiendra à l’île Sainte-Marie du 29 juin au 3 juillet 2015, durant le Festival annuel des baleines. La tenue de ce congrès est due à l’initiative de l’association Cetamada, appuyée par l’Université d’Antananarivo et le comité organisateur du Festival des baleines à Sainte-Marie. L’objectif de ce congrès mondial est d’appuyer les études scientifiques à propos de ces baleines et de soutenir les efforts de conservation les concernant. Ce sera l’occasion pour de nombreux chercheurs et organismes de former des partenariats et d’échanger des compétences.

Voici les cinq thématiques qui seront abordées :

  1. Recherche théorique : Anatomie, biologie, écologie, éthologie, sciences de l’ingénieur, économie, gestion, histoire, chasse ;
  2. Recherche appliquée : Méthodes de recherche, protocoles de collecte et de stockage des données, outils et logiciels d’aide à l’analyse ;
  3. Programmes de collaboration régionale : Ateliers permettant les échanges de connaissances, de pratiques, et de partages ;
  4. Gestion, conservation et mise en place de politique de développement durable : Mesures préventives, création et gestion d’aires marines protégées, mesures de contrôle des impacts des activités humaines, rôle de la science participative ; et
  5. Économie et implication sociales : Activités économiques directes et indirectes au niveau des communautés locales.

Appel à résumé scientifique

Nous invitons les personnes intéressées à participer au HWWC 2015 de faire parvenir avant le 15 mars 2015 leur résumé scientifique à l’adresse suivante info@hwwc2015.org.

Pour télécharger les directives complètes cliquez ICI. Adresser les demandes de renseignements complémentaires à info@hwwc2015.org.

On peut suivre le HCCW 2015 sur sa page Facebook ou sur le site de l’événement http://hwwc2015.org.

Azimut est fier d’être partenaire de l’association Cetamada à Diego Suarez.

L’Office de l’Education de Masse et du Civisme (OEMC) et le Service Fondamental de l’Éducation (SFE) au sein de la Direction Régionale de l’Enseignement National DIANA (DREN) sont d’avis que l’éducation civique connait à Madagascar de grandes difficultés. Faute d’un financement suffisant de l’État, le programme d’éducation civique a été retiré en l’an 2000 du curriculum des lycées.

De plus certains des établissements primaires et secondaires de Diego Suarez feraient la part congrue à cette matière. Serait-ce là une part d’explication au manque d’intérêt de la population vis-à-vis la malpropreté et la pollution des lieux publics ? Devrait-on y attribuer une des causes de la montée de la délinquance et du décrochage scolaire, de la sexualité précoce, du non-respect des valeurs familiales et culturelles, de la difficulté de s’occuper d’autrui et de se préoccuper du bien commun ? Plusieurs citoyens sont même d’avis que le manque de civisme se traduirait par l’accroissement de l’abstention électorale, de la fraude fiscale et de la corruption.
La réaction à cet état de fait est amorcée. En effet depuis 2014, le programme d’éducation civique est en phase de réintégration et une mise à jour est prévue au sein de l’enseignement national. La DREN de la Région DIANA attend les directives de la capitale. Le Service Régional de l’Éducation de Masse et du Civisme à Diego Suarez (SREMC) effectue des démarches de sensibilisation auprès des parents d’élèves depuis le début de l’année 2015. L’OEMC est d’avis que la promotion du civisme passe par les parents et par les autorités scolaires. Il s’agirait d’élaborer un programme pour favoriser l’apprentissage de notions de civisme autant chez les adultes que chez les élèves. Ce programme entre dans le cadre de la nouvelle Politique Municipale de Développement Social de la Commune Urbaine de Diego Suarez.

Conscients de l’importance de renforcer le civisme et le sens moral chez les jeunes, certains établissements privés de Diego Suarez inscrivent à leur horaire quelques heures de cours d’éducation civique. C’est le cas de l’école privée Blanche Neige (EPBM), un établissement créé en 2010, qui accueille 75 élèves allant de la classe maternelle jusqu’à la fin du secondaire. Confrontée au manque de moyens matériels et à l’inexpérience de ses enseignants en matière d’éducation civique, la directrice, madame Alice Aimée Randimbialifera souhaiterait tracer la voie dans l’enseignement de cette matière. Elle a fait appel à Azimut pour élaborer un programme d’éducation civique destiné aux élèves de l’EPBM. Il s’agit d’innover en proposant d’abord une méthode dynamique de formation du personnel enseignant.

Mademoiselle Marika Hallé Perry, stagiaire Azimut prendra les rênes de ce projet du mois de février au mois de mai 2015. Marika est étudiante en Communication, profil Relations Humaines à l’Université du Québec à Montréal au Canada. Marika étudiera les besoins et les attentes de l’EPBM et des partenaires techniques impliqués dans l’éducation civique et morale des jeunes de Diego Suarez. Elle proposera des avenues d’intégration des activités d’éducation civique dans le programme d’études. Elle suggérera des activités ludiques en tenant compte des moyens financiers disponibles et accompagnera le personnel de l’EPBM dans l’enseignement de cette matière.

Bienvenue Marika !

L’association Sameva a pour mission d’accompagner les mères célibataires sans emploi de la région DIANA dans leur développement personnel et professionnel. Depuis sa création en 2004, Sameva a permis à de nombreuses femmes de retrouver leur dignité au travers de formations en techniques d’artisanat (vannerie, broderie, coupe et couture, créations de bijoux et d’accessoires en noix de coco, etc.). Sameva leur fournit l’accès à un atelier équipé en matériel et outils de production et contribue à améliorer leur situation financière via la commercialisation de leurs produits artisanaux. Au travers de son action l’association souhaite renforcer l’esprit de solidarité entre mères célibataires par l’échange d’expériences et la participation à la vie associative. Sameva a également travaillé de concert avec divers organismes sur des projets d’aide à d’autres publics démunis (handicapés, jeunes en décrochage, femmes en mineurs en prison, femmes paysannes, etc.).

La pérennisation des activités de l’association est aujourd’hui remise en cause par les crises politiques et économiques à répétitions des dernières années qui ont entrainé la diminution des ventes de leurs produits de manufacture locale. Ces évènements qui ne sont pas sans conséquences ont provoqué entre autres la démotivation des membres qu’elle appuie et la perte de financements nécessaires pour entretenir le matériel de couture, pour acheter les matières premières et pour payer le loyer de leur atelier de création.

C’est une équipe forte qui s’est mise sur pied pour tenter de résoudre les problèmes de fond de l’association. Il s’agit de :
– Irène Zafinirina, fondatrice et présidente de l’association Sameva ;
– Louise Degryse, volontaire Azimut ;
– Enrico Eder Botoumamou, volontaire Azimut ;
– Maryse Sahondra Parent, directrice générale d’Azimut ; et
– Faokia Mohamed, directrice de l’ONG CITE à Antsiranana.

Des enquêtes individuelles ont déjà été menées auprès d’une vingtaine de membres de Sameva dans le but de préparer un premier atelier ayant pour objectif la relance des activités de l’association. Celui-ci aura lieu de 19 juillet 2014.